J’ai fait face au syndrome de l’imposteur en tant qu’artiste peintre

Le syndrome de l’imposteur chez l’artiste peintre est quelque chose de très courant. Par contre, on n’en entend pas souvent parler parce que malheureusement la plupart des artistes vivent ça en silence.

Dans cet article je vais te parler de mon expérience, comment j’ai fait face, et ce plus d’une fois, au fameux syndrome de l’imposteur.

Si tu préfères voir la vidéo que j’ai faite sur le sujet, clique ici

 

Le syndrome de l'imposteur chez l'artiste peintre

Mes débuts en tant qu’artiste peintre

Comme plusieurs artistes, au début la peinture n’était pour moi qu’un simple passe-temps.

Et puis, petit à petit, c’est devenu une vraie passion. Chacun de mes temps libres était consacré à la peinture.

J’ai eu des enfants, ce qui vous le comprendrez, a fait en sorte que la peinture a regagnée son statut de passe-temps.

Mais, les enfants ont grandi, elles ont pris de l’autonomie, j’ai donc pu recommencer à consacrer plus de temps à mon art.

J’ai commencé à exposer, commencé à vendre, et j’adorais ça!

Te reconnais-tu jusqu’à maintenant?

Ma première rencontre avec le syndrome de l’imposteur

Lorsque j’ai commencé à exposer et à vendre mes oeuvres, je ne réussissais pas à trouver de l’aide.

Il n’y avait pas de formation spécifique pour les artistes peintres qui veulent faire carrière. Maintenant, avec l’accès sur le web, il y a plusieurs ressources qui sont disponibles.

C’est donc de mon mieux que j’ai fait mes premières expositions.

Je me rappelle encore les efforts que cela demande de tout installer ton kiosque toi-même, je me rappelle la timidité que j’avais face aux visiteurs qui entraient dans ce kiosque pour voir mes oeuvres et je me rappelle de leurs bons commentaires, si encourageants!

Mais, je me rappelle aussi de l’attitude qu’avaient la plupart de mes « collègues » artistes.

Lorsqu’ils venaient me voir, une fois que ça s’était calmé, pour me poser la fameuse question que je détestais tant: « Et puis, as-tu vendu? »

C’est cette question qui a fait en sorte que j’ai fait face pour la première fois au syndrome de l’imposteur.

Je me souviens du malaise que j’ai ressenti, de la gêne et de la honte de dire que non, je n’avais pas vendu.

En tant que nouvelle exposante, je n’osais pas leur poser à mon tour cette question, je me disais que s’ils me demandaient ça, c’était parce qu’ils avaient vendu et pas moi.

Qui étais-je moi, pour oser vouloir faire partie de ce monde? Je n’y avais pas ma place.

Mais, en même temps, il y avait tous ces bons commentaires que les visiteurs avaient faits sur mon art!

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La vérité sur le succès d’une exposition

Je déteste encore aujourd’hui la question « as-tu vendu ».

Mais je sais que le succès d’une exposition ne se rapporte pas au nombre de ventes que tu réalises sur place. C’est tellement plus que ça!

Je ne sais pas d’où est venu cette motivation, ce courage, mais j’ai réussi à surmonter ça, à faire la sourde oreille à cette question et à me dire que moi aussi je pouvais réussir à vendre mes tableaux.

Et j’ai osé me dire que oui, peut-être même qu’un jour, moi aussi je pourrai vivre de mon art.

J’ai donc continué à vendre mes oeuvres, et j’ai participé à quelques autres expositions.

Parfois, je revenais à la maison avec le moral complètement à zéro et d’autres fois je revenais plus motivé que jamais.

Ce n’était vraiment pas facile, mais je n’ai pas lâché.

Une séparation qui a déjoué mes plans

Lorsque mes filles étaient très jeunes, je me suis séparé.

Ça m’a pris un long moment avant de retrouver mes repères.

En fait, j’ai dû apprendre ou plutôt, réapprendre à me connaitre, car je n’avais jamais vraiment été seule.

J’ai donc mis mes plans de carrière artistique de côté.

J’ai été en appartement pendant un peu plus d’un an. Des mois durant lesquels je n’ai pratiquement pas touché à mes pinceaux.

Je m’étais installé une table dans un coin de ma petite chambre, mais je n’avais pas du tout la motivation pour créer.

Retrouver le courage d’avancer

En tant que locataire dans cet appartement, je ne me suis jamais sentie chez moi.

Mais, un jour, quelque chose qui a été un point marquant dans mon parcours s’est produit: je suis devenue propriétaire. Seule propriétaire.

Je me suis acheté un condo et je dois vous dire que j’avais du mal à y croire. Moi, seule, maman de deux petites filles…

Je me sentais plus indépendante que jamais et ça a fait que j’ai tranquillement retrouvé la motivation que j’avais perdue.

Je me suis créé un petit coin atelier et j’ai recommencé à peindre, recommencé à vendre mes créations.

Ça y est, c’était reparti!

Le syndrome de l’imposteur: y faire face pour une deuxième fois

Les choses allaient bien, je vendais de plus en plus d’oeuvres via ma page Facebook.

J’ai refait quelques expositions, mais pas beaucoup parce qu’il fallait que ça tombe sur une fin de semaine où je n’avais pas mes filles et malheureusement je n’étais pas chanceuse de ce côté.

Un jour, les choses allaient tellement bien que je me suis dit, j’ai osé me dire, que je pourrais réduire mes heures en tant que salariée pour consacrer plus de temps à mon art.

Et BAM. C’est là que le syndrome de l’imposteur a frappé pour une deuxième fois.

Il s’est manifesté par moi qui repensais à tous ceux qui disent que de peindre ce n’est pas un métier, mais aussi par ceux à qui j’osais dire que j’aimerais ça un jour vivre de mon art.

Je voyais leur regard, je voyais qu’ils se disaient que je ne pourrais pas y arriver.

Alors de nouveau, je devais lutter contre ce syndrome de l’imposteur qui essayait de faire sa place, de m’empêcher de me dire que je pouvais réussir.

Se faire confiance avant tout

Je ne sais pas d’où ça venait, mais encore une fois j’ai réussi à me faire assez confiance pour me dire que oui, je pouvais y arriver.

Les résultats étaient là, je le voyais, alors je me suis dit que oui, je pouvais y arriver.

Je suis donc tombé à 20 heures par semaines en tant que salariée et je consacrais le reste de mon temps à développer ma carrière artistique.

Malgré la motivation que j’avais retrouvée , malgré cette confiance, j’étais toujours gênée de répondre quand on me demandait ce que je faisais dans la vie.

Je n’osais pas dire « Artiste Peintre » parce que je connaissais le regard qui allait suivre et je savais que le syndrome de l’imposteur qui était caché pas trop loin pouvait revenir à tout moment.

C’est ça, ce sentiment qui me retenait de me lancer à temps plein, je me disais qu’ils avaient raison, je ne pourrais pas y arriver, ce n’était pas possible d’y arriver.

Il faut absolument se faire confiance, oser croire en nos rêves malgré l’opinion des autres. La détermination c’est vraiment puissant.

C’est un burn-out qui a décidé pour moi

Peut-être qu’avec le temps j’aurais pu surpasser cette peur et avoir suffisamment confiance en moi pour me lancer, mais ça s’est passé autrement.

Je ne sais pas si c’est l’univers qui m’envoyait un signe, mais c’est suite à un burn-out à cause de mon emploi (et que j’ai quitté cet emploi) que je me suis retrouvé à temps plein en tant qu’artiste.

J’étais à la maison, je n’étais plus salariée, alors je me suis dit « pourquoi pas? », c’est le moment ou jamais d’essayer, de voir si je peux y arriver.

Ça m’a pris un bon deux mois, et même un peu plus avant de retrouver mon énergie et ma motivation d’avant, mais j’y suis parvenue.

J’ai recommencé à peindre et recommencé à réfléchir à ce que j’allais faire pour développer encore plus ma carrière artistique.

Je me suis donné un an pour tester si ça allait fonctionner. Je me suis dit que j’allais réévaluer après ce délai.

La création de L’ARTmoire pour aider les artistes qui vivaient les mêmes difficultés auxquelles j’ai fait face

Puisque j’étais à temps plein dans mon art, j’ai commencé à être plus active sur les réseaux sociaux.

Et là encore, je ne sais pas si c’est l’univers qui m’a envoyé ça, mais je commençais à recevoir de plus en plus de questions et de messages de la part d’artistes qui débutaient et qui se demandaient comment s’y prendre.

Je me suis juré de ne jamais faire comme ce qu’on m’avait fait: donner des réponses évasives, avoir peur d’aider pour pas qu’on devienne meilleur que moi…

C’est donc là que L’ARTmoire est née. Ça a commencé avec un groupe Facebook gratuit d’entraide et de soutien entre artistes, puis ensuite la chaîne YouTube avec des capsules vidéo pour aider autant en peinture que sur le volet carrière d’artiste peintre.

Je trouvais ça vraiment important d’aider ceux qui passaient par le même chemin que moi. Si je pouvais leur rendre la route plus facile que ce que j’ai vécu, il fallait absolument que je le fasse.

Je sais que le syndrome de l’imposteur peut refaire surface à tout moment

Là, aujourd’hui, je ne fais plus face au syndrome de l’imposteur. Ça fait vraiment un bon moment que je ne l’ai pas ressenti, mais je sais que ce n’est pas impossible qu’il revienne un jour.

 

Je comprends tellement tous les artistes qui y font face. Le métier d’artiste ce n’est pas facile, il y a des jours très difficiles et d’autres où ça va vraiment mieux.

Le doute peut être présent constamment et ça peut facilement jouer sur notre motivation.

Je suis plus qu’heureuse maintenant de pouvoir partager toutes mes connaissances, tout ce que j’ai appris durant le développement de ma carrière avec des artistes qui commencent et qui ont besoin d’aide.

Que ce soit avec des articles comme celui-ci ou des vidéos sur la chaîne YouTube ou encore même des cours en ligne via la plateforme d’abonnement de L’ARTmoire.

D’aider des artistes qui comme moi, osent rêver qu’ils peuvent eux aussi réussir à vivre de leur art est devenu pour moi une priorité.

Je vous le dis: oui, c’est possible d’y arriver, c’est possible de réussir à vivre de son art.

Ayez confiance en vous et allez chercher l’aide dont vous avez besoin. Vous avez plein de ressources à votre disposition de nos jours avec le web, que ce soit avec moi ou avec un autre artiste, vous trouverez l’aide qu’il vous faut.

Voilà, j’espère que ce petit partage concernant mon expérience avec le syndrome de l’imposteur aura pu vous aider.

Et n’oubliez pas, vous pouvez regarder en format vidéo cet article pour obtenir plus de détails  Clique ici

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Article publié par Fanny Duhaime.

Je t’invite à partager cet article pour aider d’autres artistes! 🙂

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